La lettre du panier : Le recyclage, c'est toute une histoire, semaine 11

Hier m'est venue une idée géniale !
En pensant au semis de carottes que nous avions effectué au milieu des oignons (oui, ça devient une habitude de mélanger les trucs et les machins),



 je me suis dit " Ben i' manque plus que les petits pois pour constituer le fameux plat "petits pois-carottes-oignons" ! Mais oui, mais bien sûûûûûr ! Ça c'est un concept novateur et plein de promesses : une butte de culture =un plat.
J'ai alors imaginé
  • la butte "ratatouille",
  • la butte "galettes de légumes avec les légumes qui traînent et dont on ne sait que faire",
  • la butte "diète" parce que les légumes n'auraient pas poussé...
J'étais toute guillerette face à cette nouvelle perspective culturale quand l'un de vous évoqua "la butte choucroute avec -je cite-"les choux, carotte, oignon, baie de genièvre, patates, saucisses, jarret etc..."
Bien entendu quand j'ai commencé à étudier le truc me sont revenues de multiples images de cohabitation entre l'animal et le végétal (ici, avec Gaïa)


Hum...Ben oui, il fallait se rendre à l'évidence : si l'animal cohabite bien avec le végétal, le végétal, lui, préfère l'entre soi et que les vaches soient bien gardées.
M'est revenue également cette fameuse histoire  que je vous contais en ce début d'année 2012 :


"Chronique de la grande rivière, semaine5.
 
Je ne pouvais décemment pas commencer cette chronique sans revenir-non sans une certaine émotion, je vous l'avoue- sur le drame qui se déroula ici, sur nos terres, par une fraîche matinée de janvier tandis que nous marchions lui et moi vers une belle journée photographique.

J'avais pour objectif de prendre quelques beaux clichés pour vous les envoyer ensuite, mais le sien (d'objectif) refusa tout net de collaborer.

S90, c'est le petit nom de cet appareil photo, demeura sourd à mes injonctions à reprendre du service, j'en demeurai toute muette.

Vous connaissez la suite : les pleurs, les râles, les cierges que l'on allume et les prières que l'on psalmodie, et je ne suis pas loin de penser que cela influença fortement Standard & Poor's dans son évaluation de la France qui en perdit son triple A.

Mais parce que l'on vit aussi d'espoirs, je peux vous assurer que nous mettons tout en œuvre pour rétablir une situation normale. Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons confié l'appareil à des mains expertes.

"Expertes ? madame est trop bonne " dira sans doute la personne à qui elle appartiennent.
 "Que nenni mon petit, qui a des mains est loin d'être manchot" ( parce que c'est vrai, et parce que ça lui met un peu la pression, aussi)

C'est vrai que c'est loin d'être gagné, pourtant.
Lorsque j'ai vidé la carte mémoire pour regarder ce que l'appareil avait vu pour la dernière fois, je me suis retrouvée nez à nez  (ou plutôt nez à groin) avec ça :


Et là, j'ai compris mon erreur.

Bien que cela ne fut pas mentionné dans la notice, S90 n'était pas du tout fait pour la photo sous narine *. D'ailleurs, ce n'est jamais noté nulle part, à croire que moi seule m'agenouille devant Sus scrofa domesticus pour lui tirer non pas la queue qu'il n'a pas toujours en tire bouchon  mais le portrait.

Toute à mes interrogations, je me suis même demandée s'il ne fallait pas voir dans cette mésaventure l'origine vraie et véritable de l'interdiction du cochon dans certaines religions ?
Puisque le cochon, "ça sait rien faire que des bêtises",  boulottant livres, manuscrits, parchemins, et maintenant appareil photo,  ne risquait il pas de compromettre toute ce qu'une civilisation avait réussit à mettre en œuvre ?

Et tandis que Damien et moi devisions devant cette bande de malfrats pour savoir si oui ou non il nous fallait nous aussi interdire le porc de nos terres et de notre assiette, l'un deux s'approcha.
Il avait coiffé son groin d'une jolie courge orangée qui lui allait ma foi fort bien.


Ceci nous fit bien rire ! Et nous convînmes tous deux  que "dans le cochon, tout est bon, même le fond" (il a bon fond, quoi).

La morale de cette histoire (ce à quoi je veux arriver en fait depuis le début), c'est que, parfois, pour sauver sa peau, il est bon d'avoir une courge près de soi**.

C'est la raison pour laquelle nous en mettrons dans votre panier cette semaine, pour changer et parce qu'on ne sait jamais.
Vous pourrez la cuisiner avec :
des pommes de terres,
des carottes, des poireaux,
des choux Bruxelles et du radis noir.

Isabelle"

* Note du 12 mars 2014 : aujourd'hui, on appellerait ça un "selfie"
**Note du 12 mars 2014 : lorsque j'ai repensé à cette histoire, ce fut assez simple de retrouver la date de la chronique :
  • début 2014 ? non, on avait loupé les courges en 2013.
  • début 2013? ben euh... non plus, on avait aussi loupé les courges en 2012.
  • Début  2012 alors ? ah oui, c'est ça, j'me souviens, vous en étiez venus à ressentir une haine farouche face à la cucurbitacée que vous ne saviez plus comment accommoder tellement il y en avait eu ! Et là, après deux années d'abstinence, reconnaissez qu'elle vous manque un petit peu, non ?

Et voilà comment, quand on n'a pas trop d'idée, on en arrive à recycler les vieilles chroniques et  les photos d'avant (l'expression "malin comme un(e) maraîcher(e) n'est pas encore très populaire mais nul doute qu'elle va le devenir !)

allez, le panier de la semaine :
(bien entendu, puisque  Red Hat a décidé de rassembler plusieurs gammes de ses produits middleware Jboss au sein d'une plate-forme de BPM unique, le contenu du panier peut être amené à subir quelques modifications)
A demain

Isabelle

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